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Ok ! Pas Ok ! Pas toujours facile de comprendre ses envies.

Ok pour un bisou ? Ok pour une caresse ? Ok pour une relation sexuelle ? Ok si on recommence ? Ok pour changer de position ? Ok pour continuer comme ça ? Ou pas ok !

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Tu peux demander à ta/ton partenaire s'il/elle en a envie.

On ne le voit pas souvent dans les films, mais ce sont les mots les plus simples et les plus directs qui fonctionnent le mieux. Par exemple : « Veux-tu aller plus loin ? Es-tu à l’aise ? Est-ce que je peux te caresser ici ? As-tu envie d’essayer ça ? » 

ET tu dois écouter sa réponse et en tenir compte, sinon il n’y a pas de consentement.

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Tu peux dire oui, peut-être, dire non, changer d’avis, dire que tu ne sais pas

« Je n’ai pas très envie, je préfère faire ça plutôt que cela, ça me fait peur, je suis mal à l’aise, je veux arrêter, ce n’est pas le bon moment… » 

ET ton/ta partenaire doit en tenir compte, sinon il n’y a pas de consentement.

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Le dialogue et l’écoute sont possibles si ton/ta partenaire est quelqu’un avec qui tu te sens bien, dont tu sens qu’il ou elle te respecte, te veut du bien et te manifeste de l’intérêt. La négociation ou le chantage n’ont rien à faire dans les relations sexuelles et amoureuses.

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OK ?

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Tu en as envie, mais tu ne sais pas comment le dire ?

Tu peux l’exprimer par des mots simples comme « ça me tente de », « j’en ai envie », « oui », « OK », même en chuchotant… Ça peut aussi être des gestes : tu peux hocher la tête, embrasser, commencer à te déshabiller, guider la main de ta/ton partenaire…

Si ton ou ta partenaire ne partage pas cette envie, il faut s’arrêter.

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Légendes urbaines

« Les garçons disent toujours oui, ils ont toujours envie»
FAUX les hommes n’ont pas plus de besoins sexuels que les femmes. Ils ont aussi des moments où ils n’ont pas envie, où ils préfèreraient des câlins.

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Tu as envie de certaines choses mais pas d’aller jusqu’au bout, ou tu n’es pas sûr.e que ça te plaise finalement.

Les relations sexuelles ne se déroulent pas comme dans les films. Il n’y a pas une suite déjà écrite de pratiques sexuelles à faire obligatoirement, la pénétration n’est pas obligatoire et on n’arrive pas jusqu’à l’orgasme à chaque fois. Tu peux essayer et t’arrêter quand tu le souhaites. Tu peux essayer et tu dois arrêter dès que ton/ta partenaire le souhaite.

Tu peux dire que tu n’es pas sûre, que tu aimerais essayer mais que tu penses que ça devrait s’arrêter si tu n’aimes pas. Ton ou ta partenaire doit en tenir compte.

Rien n’est obligatoire : si certaines pratiques sexuelles ne te branchent pas, si tu les considères excessives ou si elles ne correspondent pas à ta conception de la sexualité : tu peux refuser.

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Légendes urbaines

« Tu ne peux pas me laisser comme ça je suis trop excité » « Je suis obligé d’aller jusqu’au bout, sinon ça me fait mal »
FAUX : L’excitation sexuelle n’a jamais « de point de non-retour », elle finit toujours pas retomber et ne crée aucune séquelle sur le corps. Il y a seulement des gens qui ne savent pas gérer leur frustration.

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Écoutez l’histoire de Mareva et découvrez comment le dialogue et l’échange peuvent tout transformer.

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À quel moment parler du préservatif ?

Et c’est vrai que c’est parfois difficile de proposer un préservatif ! À quel moment on le propose ? On ne sait jamais trop comment aborder le sujet … Ou le proposer alors qu’on n’est pas sûr.e qu’on va aller plus loin !

  • Si vous savez que vous allez avoir un rapport sexuel, tu peux en parler un peu avant l'acte, comme ça ce sera fait, et beaucoup plus simple. Vous pourrez vous concentrer sur votre plaisir.
  • Si vous parlez d’avoir des relations sexuelles, vous pouvez aussi poser les choses : « Et si on fait l’amour un jour on utilisera un préservatif ! ».
  • Mais si vous êtes dans le feu de l’action et que cela pourrait arriver ?! C’est le moment de demander si l’autre a envie de faire l’amour, et, si il ou elle dit oui, de dire « Super, mais avec un préservatif ! »
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Pas toujours facile de comprendre si c’est oui ou si c’est non

Il y a celle ou celui qui a très envie et qui fonce, et il y a l’autre qui a parfois envie, et parfois un peu moins... Et puis il y a aussi celle ou celui qui change d’avis. Et puis ce n'est pas parce qu'on est OK un jour, qu'on est OK toujours. Chacun va à son rythme… Et c’est mieux si tu peux en parler pour être sûr que ta/ton partenaire comprenne bien ton rythme et tes envies, et que tu sois à l’écoute des siens !

Parfois, on peut avoir l'impression de bien connaître les gens. Parce qu'on est assez intime, qu'on a passé beaucoup de temps ensemble... Mais on n'est pas dans la tête de l'autre. Alors, il faut demander. Et si tu as un doute, il y a de grandes chances pour qu’il soit fondé, alors il faut demander.

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Légendes urbaines

« Tu es un.e gamin.e, si tu étais mûre tu le ferais »
FAUX : le désir, la pratique et les valeurs associés à la sexualité sont différents selon les individus. Et de connaître ses limites et les suivre, c’est un signe de maturité.

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C’est pas toujours simple d’en parler quand on ne l’a jamais fait. Découvrez l’histoire de Georgia.

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Sois attentif aux gestes de ta/ton partenaire, ils seront là pour te guider : un mouvement de recul, une bouche qui se dérobe, une main qui te repousse, l’immobilité… sont des signes qui ne trompent pas. C’est le moment d’arrêter les baisers et les caresses et de parler !

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PAS OK !

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Insister pour que l’autre cède, ce n’est pas du consentement !

On peut parfois avoir très envie de quelque chose, d’essayer, de découvrir et être frustré quand on a une occasion, qu’on est prêt et que l’autre ne veut pas. On veut profiter de l’occasion, on veut que l’autre cède pour pouvoir mener son expérience et suivre son envie.
Mais quand on fait ça on ne pense pas à l’autre personne en face, on agit en égoïste, comme si on était tout seul à avoir cette expérience. C’est de la violence. On traite l’autre comme un objet. Et on agit en agresseur. On peut toujours se dire qu’on ne voulait pas faire de mal, qu’on en avait pas l’intention, mais quand on ne pense qu’à soi, qu’on ne fait pas attention à l’autre, on est quand même responsable de ses actes.

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Légendes urbaines

« Si tu ne veux pas faire l’amour avec moi, ca veut dire que tu ne me désires pas / que tu ne m’aimes pas »
FAUX : L’amour c’est bien plus qu’une histoire de sexe, et le désir ça ne se commande pas. Quand on aime quelqu’un, on ne l’oblige pas à faire quelque chose dont il n’a pas envie.

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Découvrez l’histoire d’amour de Maria et comment on peut parfois avoir peur de dire non quand on est amoureux.

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Dire non est toujours une bonne solution.

Le consentement, c'est aussi dire quand on ne veut pas et respecter l'autre quand il n'a pas envie. Ne pas vouloir faire quelque chose et le dire, ce n'est pas mettre un terme à une relation. Au contraire, c'est la guider, la faire évoluer à son rythme et la rendre plus agréable.

Si ton envie n’est pas réciproque, ou que tu n’es pas sûr.e, c’est important de le faire savoir. Ce n’est pas toujours simple mais tu peux par exemple, repousser une main qui vient te caresser ou te détourner d’une bouche trop envahissante. Ces gestes sont des signaux pour que ta/ton partenaire comprenne tu n’es pas prêt.e. Si la personne continue et fais semblant de ne pas comprendre tes gestes, tu dois dire « non » clairement, elle ne pourra pas l’ignorer sans devenir un agresseur.

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Légendes urbaines

« Tu es ma copine/mon copain, on doit le faire sinon on n’est pas un vrai couple »
FAUX : Être en couple n’offre jamais un droit sur le corps et la sexualité de sa/son partenaire. Une relation sexuelle non consentie est un viol, même si les personnes sont en couple, et même si elles sont mariées.

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On ne sait pas toujours de quoi on a envie. Découvrez pourquoi Olivier est aujourd’hui à l’écoute de ses nouveaux partenaires.

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Le « non » doit être respecté

Cela peut arriver que ta/ton partenaire insiste… Et si malgré les mots et les gestes que tu utilises pour refuser, il continue, cela peut être considéré comme une violence à caractère sexuel. Non c'est non.

Te menacer, avec des gestes ou des mots, négocier en faisant du chantage, parfois affectif, mentir pour obtenir une relation sexuelle, ce n’est pas normal, tu as le droit de continuer à dire non.

Tu peux aussi aller demander aux personnes autour de l’aide pour qu’ils s’interposent/ qu’ils agissent.

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Légendes urbaines

« Les filles qui disent « non » pensent « oui » ».
FAUX : ce sont des choses que l’on voit dans certains films. Dans la vie réelle, quand une fille dit non, elle le pense !

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3 commentaires

22/11/2018 12:19

E

La question ne portait pas sur la pénétration, bien sûr une fellation imposée est une pénétration donc un viol.
Dans ce cas, ce qui n'est pas si clair, c'est la contrainte que vous présentez comme évidente...
Or le copain n'est a priori pas un professeur ou un éducateur ou beaucoup plus âgé (en tout cas ce n'est pas précisé), dans une position de pouvoir particulière, ne menace pas, n'est pas véhément dans ces propos..Il y un échange entre deux partenaires, il la convint et elle cède, c'est problématique, bien entendu...Mais est-ce une contrainte ?
je ne cherche pas à excuser l'attitude du garçon mais c'est juste qu'il me semble important d'être précis quitte à voir tout le discours disqualifié.

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Nicolas d'

Il est effectivement difficile de qualifier la contrainte. Toutefois, elle peut être, d'une part, intériorisée (on en parle sur http://www.onsexprime.fr/Sexe-egalite/Filles-garcons-egalite-des-genres/Filles-garcons-egalite-des-genres). D'autre part, la manipulation qu'exerce l'un des partenaires sur l'autre dans un moment de faiblesse ou d'inattention peut être considérée comme une contrainte (on en parle sur http://www.onsexprime.fr/Sexe-Droits/Victime-d-abus/C-est-quoi-un-abus-sexuel).

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle ne voulait pas.

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01/11/2018 22:25

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Une question technique pour la culture :

"Pas de consentement possible quand...
• Si l’un des deux partenaires souffre d’une maladie mentale ou d’une déficience intellectuelle qui l'empêche de comprendre et d’adhérer aux actes."

Il existe donc des personnes avec qui il est simplement illégal d'avoir des relations sexuelles ?
Je suppose que l'on parle de trisomique ou de problème au moins aussi grave, mais c'est pas un problème ?
Il faut l'accord d'un responsable légal ?

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Nicolas d'

Bonjour,

La sexualité est considérée comme un droit fondamental pour tout individu, et les femmes ou les hommes en situation de handicap, qu'il soit intellectuel, psychique, cognitif ou physique sont libres de nouer des relations affectives et sexuelles comme pour tout un chacun.

Le respect de la vie privée et de l'intimité des personnes en situation de handicap est un droit : « le droit à l'intimité doit être préservé » (article L. 311-4 du code de l'action sociale et des familles).
La loi affirme que les personnes protégées entretiennent librement des relations personnelles avec tout tiers, parent ou non; elles ont le droit d'être visitées et le cas échéant hébergées par ceux-ci (article 459-2 du Code civil). Le tuteur ou le curateur ne peut donc pas s'opposer aux relations que le majeur protégé entretiendrait avec un tiers. La mesure de protection (personnes sous tutelle ou curatelle) n'ôte pas la possibilité de mener une vie affective et sexuelle selon ses désirs et inclinaisons, dans la limite des capacités de discernement.
C'est donc sous réserve d'un consentement libre et éclairé et des interdictions posées par la loi que ce droit s'exerce aussi pour les personnes en situation de handicap.

La réalité du consentement chez certaines personnes reste un point délicat mais cette difficulté à caractériser le consentement ne signifie pas que ce consentement est impossible pour certaines catégories de personnes. Ce qui touche au corps de la personne est un droit strictement personnel. Le consentement dans le Code Civil est défini ainsi : "Le droit de chacun n'existe que si l'autre consent et cesse dès que l'autre manifeste qu'il ne veut pas ou qu'il n'est pas en mesure de manifester qu'il ne veut pas."

La justice appréhende les phénomènes de violences à l'encontre des personnes handicapées non pas dans l'idée d'une capacité ou incapacité à consentir mais à travers la notion de vulnérabilité comme circonstance aggravante d'un crime ou d'un délit. Cette notion de vulnérabilité est laissée à l'appréciation du juge. En droit pénal, sont considérés comme particulièrement vulnérables, les personnes qui ne peuvent pas se protéger en raison de leur âge, de leur incapacité physique ou psychique, mais également pour des raisons d'ordre social ou culturel. Le fait de commettre un crime ou un délit sur une personne vulnérable a pour conséquence d'aggraver les peines encourues par l'auteur. Ces faits seront également aggravés s'ils ont été commis par des personnes ayant une autorité de droit ou de fait sur la victime, prenant ainsi en compte les pressions psychologiques ou matérielles.

Vous trouverez des éléments de réponses complémentaires en consultant :

- la page de notre partenaire, le Planning familial, consandcrée au sujet : https://www.planning-familial.org/articles/handicap-et-alors-0014612,

- et le site du Cerhes : https://cerhes.org/.

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24/10/2018 07:47

Eric

Bonjour,

J'ai publier le lien sur Facebook et je découvre que la vidéo de Maria est présentée "elle était amoureuse et elle s'est faite violer". J'ai bien écouté le podcast et je trouve le témoignage très parlant mais je m'interroge sur la qualification de viol dans ce cas, notamment au regard du droit actuel. Oui, il faut responsabiliser les jeunes mais il faut être précis et vigilent dans les termes utilisés...On peut ne pas être d'accord avec le droit actuel mais c'est celui qui est en vigueur. Dans ce cas même en ayant une lecture très large des notions de menace, contrainte, violences ou surprise, la qualification de viol me semble pas adaptée...

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Nicolas d'

Bonjour,
Seul un juge pourrait effectivement qualifier ce qu'a vécu Maria en fonction de la loi. Nous expliquons d'ailleurs la différence entre agression sexuelle et viol sur http://www.onsexprime.fr/Sexe-Droits/Victime-d-abus/C-est-quoi-un-abus-sexuel. Cela étant, nous avons choisi de ne pas minimiser ce qui est arrivé à Maria qui a été contrainte à réaliser une fellation (donc une pénétration). L'objectif est ici de lancer la discussion pour les adolescent.e.s qui connaîtraient une situation similaire.

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