Quel est votre type de mec : camionneur ou intello ?, Vous êtes vaginale ou clitoridienne ?, Vous êtes une amoureuse maman ou putain ? … Quelques titres de tests de magazines féminins. Aucun sens de la nuance. Que des stéréotypes. C’est quoi, un « type de mec camionneur » ? Et un « intello » ? C’est quoi, une « amoureuse maman » ? Est-ce qu’on n’est que ceci ou cela ? Sans oublier les « Perdez 5 kilos pour être belle à la plage ». On ne peut pas être belle comme on est ?... Et il n’y en a que pour les hétéros. Pourquoi ? Ce sont les lois du marketing. Vendre au plus grand nombre.

Pub : s’aimer sur une plage pour vendre du chewing-gum

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Quant à la pub, même combat. Mêmes stéréotypes. Tous les mecs super virils. Toutes les filles avec des jambes interminables, une belle poitrine, la chevelure au vent. Comme sorties d’un même moule.
Deux amoureux courent sur une plage de sable fin. S’embrassent. Font rêver. Pour vendre du chewing-gum. Ou autre chose. Tout ça ne ressemble pas à la vie. À notre vie. Comme si on ne pouvait tomber amoureux-se que d’un canon de beauté parfait. Les trois quarts de l’humanité seraient en rade ! Comme si seule l’apparence comptait. Comme si la vie n’était que paradisiaque. On sait qu’elle ne l’est pas.

Le cinéma : plaire au plus grand nombre

Ces techniques de pub et de marketing contaminent tout. Cinéma et littérature s’y mettent. Scénarios écrits d’après des études marketing. Plaire au plus grand nombre. Donner aux gens ce qu’ils ont envie de voir. Du coup, des millions d’entrées pour des films hyper conformistes. Où tout est prévisible. Un homme, une femme. Que tout empêche de s’aimer. Qui surmontent les épreuves. Happy end. Rideau. Tragédie. Larmes. Tous les moyens sont bons. Très rarement, un homme, un autre homme. Ou une femme, une autre femme. Que tout empêche de s’aimer, etc. Ça ne fait pas assez vendre.

Et alors ?

Après tout, quel est le problème ? Tout ça ne fait de mal à personne. Ca vend du rêve, c’est tout. Eh bien, le problème, c’est que nos icônes, nos modèles, plus ils sont inaccessibles, plus ils créent de la frustration, du complexe. Les femmes de papier glacé s’impriment dans notre imaginaire comme la vraie femme, celle à laquelle on devrait ressembler.
Le couple que l’on voit au cinéma finit par devenir la norme, celle qui nous fait fantasmer grâce à une histoire tragique, romantique et absolue.
Le problème, c’est l’énergie que l’on met pour tenter de ressembler à ces modèles quand cela est impossible. Car les images auxquelles nous sommes exposés sont des images mises en scène, retouchées. Car les histoires qu’on nous raconte sont construites pour faire une narration de qualité, mais pas une relation réelle, équilibrée.
Alors on se libère, on prend du recul : on apprend à exister en étant différent-e et à s’aimer envers et contre tout !

 

Article mis à jour le : 04/2016

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