Tu es enceinte et ce n’était pas prévu. Que faire si tu ne souhaites pas poursuivre cette grossesse? En France, la loi te permet d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à 12 semaines de grossesse. Il existe deux méthodes. On t’explique tout.

L’IVG médicamenteuse

Il s’agit de prendre deux médicaments qui vont stopper la grossesse et expulser l’embryon . Cette méthode est possible jusqu’à 5 semaines de grossesse (soit 7 semaines depuis les dernières règles ). Pour en bénéficier, tu peux t’adresser soit à un hôpital, soit à un centre de santé, soit à un Centre de planning et d’éducation familiale (CPEF), soit à ton médecin traitant.

L’IVG par aspiration

C’est une méthode chirurgicale qui se passe sous anesthésie locale ou générale.  Elle est possible jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines depuis les dernières règles ). Cette intervention a obligatoirement lieu dans un établissement de santé (hôpital, clinique…). Pour en bénéficier, tu dois t’adresser soit directement à un hôpital, soit à un centre de santé, soit à un Centre de planning et d’éducation familiale (CPEF), soit à ton médecin traitant. 

La contraception après l’IVG

Une contraception  peut être mise en place dès la réalisation de l’IVG. Cela peut être une contraception hormonale (pilule , patch , implant ) qui pourra alors être commencée le jour même ou le lendemain de l’IVG, et ce , quelle que soit la méthode. On peut également poser un D.I.U dans la foulée d’une IVG chirurgicale (sauf en cas d’infection).

À savoir !

L’IVG est toujours confidentielle. Tous les professionnels de santé sont tenus par le secret professionnel. Ainsi que tu sois majeure ou mineure, si tu ne veux pas que tes parents soient mis au courant, ta volonté sera respectée : aucun professionnel que tu rencontreras ne leur en parlera.

Si tu es mineure, tu n’as pas besoin d’une autorisation parentale pour avorter En revanche, tu devras être accompagnée d’une personne majeure de ton choix.

L’IVG est gratuite pour les mineures qui ne souhaitent pas en parler avec leurs parents. Sinon, c’est l’assurance maladie et la mutuelle des parents qui prennent en charge l’IVG.

Pour plus d’informations, consulte la brochure IVG du ministère chargé de la Santé. Tu peux également appeler le 0800 08 11 11 (appel gratuit et anonyme) ou aller sur le site ivg.gouv.fr pour avoir plus d’informations sur les lieux, les délais…

Article mis à jour le : 04/2016

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1 commentaire

15/03/2017 08:19

cyclo_ecolo

Très bien ce site, mais il manque quand même une page "Et si je ne veux pas avorter ?". Il y a en effet plusieurs solutions :
- Garder l'enfant et l'élever, seule ou avec le père
- accoucher sous X
- le laisser pour l'adoption
et j'en oublie sûrement...
Puis-je être enceinte et faire des études en même temps ? Peut-on me forcer à avorter ?
Et si une fille qui était enceinte de moi veut accoucher sous X, est-ce que je peux demander à garder mon enfant ? Tous ces sujets demanderaient des explications, car ce site donne l'impression que l'IVG est la solution la plus normale.
Dernier sujet à aborder : ma copine m'a dit qu'elle prenait la pilule ou qu'elle avait un stérilet mais elle a menti. Suis-je condamner à être père si elle refuse d'avorter ? Puis-je être "père sous X" ?

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Nicolas d'

Merci ;)
L'article indique en premier lieu "Tu es enceinte et ce n'était pas prévu. Que faire si tu ne souhaites pas poursuivre cette grossesse? ". Il s'agit donc d'informer une personne qui a déjà fait son choix.
Cela étant, vous trouverez sur ce site les réflexions que proposent les experts que nous avons interrogés aux jeunes qui veulent poursuivre la grossesse -> http://www.onsexprime.fr/Tous-les-programmes/Paroles-d-experts/J-ai-16-ans-et-envie-d-un-bebe-que-faire

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