Le préservatif
Les préservatifs, parlons-en. Ce sont des inventions géniales. Ça sert à la fois de contraception et de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : qui dit mieux ? Alors, comment ça marche ? Qu’est-ce qu’il faut faire? Et ne pas faire? Explications.
Mode d’emploi
Avant de commencer : choisir plutôt des préservatifs avec réservoirs et lubrifiés. Vérifier la date de péremption sur l’emballage. Vérifier qu’ils sont aux normes « NF » ou « CE » (logo sur l’emballage).
Et puis, c’est parti ! Sortir le préservatif de son emballage. Ciseaux, dents, ongles interdits. Pour ne pas risquer de le déchirer. Y aller donc dé-li-ca-te-ment.
Pour le préservatif masculin, d’une main, pincer le sommet pour qu’il n’y ait pas d’air, de l’autre le dérouler sur le pénis en érection. Ça, c’est en théorie. En pratique, ça peut être ton/ta partenaire qui s’en occupe. Plus sensuel. Après le rapport, se retirer avant la fin de l’érection. Bien retenir le préservatif à la base, l’enlever, faire un nœud et poubelle.
L’explication en image, c’est par ici.
Pour le préservatif féminin, pincer l’anneau du fond entre pouce et index pour obtenir un « 8 ». Choisir la position la plus confortable : allongée, accroupie, assise, debout un pied sur une chaise. L’insérer dans le vagin. Avec un doigt, le pousser le plus profondément possible. L’anneau extérieur, lui, doit déborder sur la vulve. Ça y est, il est en place. Gros avantage de ce préservatif : on peut le mettre plusieurs heures avant le rapport sexuel. Pas besoin de s’interrompre. Des détails et des images, ici.
Ça peut même augmenter le plaisir
Grâce aux préservatifs, pas d’angoisse qui viendrait tout gâcher. On peut s’abandonner au plaisir. Bon, ça, c’est quand on l’utilise sans problème. Ce n’est pas toujours le cas. Y en a qui rechignent : « On ne ressent pas les choses aussi bien »… « Ça diminue le plaisir »… Pas forcément. Il y en a qui créent même des sensations. Nervurés, perlés, parfumés à la vanille, à la banane, au chocolat. Il y en a des hyper-fins. Il y en a même à effet chauffant, d’autres qui prolongent l’excitation et retardent l’éjaculation…
Quant au préservatif féminin, les garçons, ça leur plaît. Ils ont, disent-ils, encore plus de sensations qu’avec un masculin, et ceux qui se sentent serrés dans le préservatif masculin sont très contents... Les filles aiment aussi : souvent, l’anneau extérieur stimule le clitoris pendant la pénétration. Le préservatif, ça peut même augmenter le plaisir !
Oser parler des préservatifs
C’est vrai. C’est parfois un sujet délicat à aborder. On vient de rencontrer quelqu’un. Le flirt, de plus en plus poussé, finit au lit. On ne sait pas trop comment en parler. On n’a pas envie de tout interrompre. Il n’y a pas de honte à avoir. C’est important pour tous les deux. Il suffit d’une seule fois pour se transmettre une IST, même la plus grave, le VIH/sida. Alors n’hésite pas !
Où en trouver ?
Partout, pour les préservatifs masculins ! Dans les pharmacies, les supermarchés, les distributeurs automatiques… Parfois à seulement 20 cts. On peut même en avoir gratuitement : dans les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), dans les Centres d'’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST), dans les Centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF), et même auprès de l’infirmière scolaire.
Les préservatifs féminins sont disponibles en pharmacie et dans les CDAG, CIDDIST et CPEF.
Article mis à jour le : 07/11/2012
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