En colo

Des jeunes et leur moniteur jouent au volley. Deux filles les regardent jouer assisent sur une balançoire.
- Tu crois que Jordan a une copine ?
- Le mono ?
Il t'intéresse ?
- J'ai rien contre les mecs plus mûrs.
- Surtout quand ils sont canons comme lui.
A ta place, je me concentrerais sur Mathieu. C'est plus réaliste.
C'est bon, arrête. Il est pas mal.
Y a pire.
Les jeunes buvant de la bière autour d'un feu de camps.
 
- Allez, allez, allez !
 
Mathieu :
- C'était trop facile.
Bon, Muriel, action ou vérité ?
Le moniteur arrive. Ils cachent la bière.
La fête de départ, c'est demain. Faudrait aller vous coucher.
 
- T'inquiète pas. On allait bientôt y aller.
- Je vous fais confiance. Pas de bêtise.
Un jeune se moque d'une des filles.
- "On allait bientôt y aller." T'es une bouffonne, toi.
- T'es frustré parce que tu lui arrives pas à la cheville.
- Il est jaloux.
- Ça va, c'était à mon tour.
- Muriel, action ou vérité ?
- Action.
 
- Embrasse Béné sur la bouche.
- Non.
Les filles interloquées par ses propos,
- Embrasse Béné sur la bouche.
 
- Tu fais pareil avec un mec.
- Quoi ?
 
Tu fais pareil avec un mec.
Les garçons se regardent, inquiets.
- Pas de souci, les filles.
 Pas avec Antoine, c'est ton meilleur pote, c’est trop facile.
- Avec Maxime, tiens.
-    
Maxime :
- C'est pas drôle.
- Ça, c'est bon.
- Celui qui dure le plus longtemps ?
- Vas-y, allez !
Mathieu se lève et rejoint Maxime.
- Prêts ?
 
3, 2, 1, partez !
1...
2..., 3...
4..., 5...
Le baiser se prolonge…
 
6...
7... Ça va ? On vous dérange pas trop ?
Mathieu crache au sol en signe de dégout.
- Vous avez mis la langue, là ?
 
- Chaud pour vous, les gars.
 
- C'était bien ? T'as kiffé ?
- J'ai encore gagné.
 
- Ça va, les guilis dans le ventre ? T'es tombé amoureux, là.
Regardez sa tête, il est tout retourné.
 
- C'est le jeu, c'est tout.
Maxime, humilié, se lève et s’en va.
- Qu'est-ce qui lui prend ?
 
- T'es pédé , c'est tout. Voilà.
T'es pédé.
 
- Tu lui as fait de l'effet.
 
- C'est mon charme naturel.
Le lendemain à la piscine.
- Maxime...
Antoine s’amuse à noyer Mathieu.
- Maxime, viens.
 
Viens, on s'amuse.
 
- Pourquoi tu restes assis comme ça ?
Tu bandes, c'est ça ?
 C'est pas Mathieu qui te ferait de l'effet par hasard ?
- T’as vu comme tu te jettes sur lui depuis tout à l’heure ? On dirait plutôt que c'est à toi qu'il en fait.
Les deux jeunes s'énervent. Et Maxime quitte le groupe.
- Il t'a cassé.
 
- C'est bon, ça va.
À la soirée de départ.
- Vous pensez sérieusement que Maxime est pédé ?
 
- Et si on faisait un test ?
- Tu penses à quoi ?
 
- Attends.
La fille s'approche de Maxime et l’emmène danser. Elle saisit ses main et les fait glisser vers ses fesses.
 
- Ah ouais, quand même !
 Elle y va pas de main morte.
Maxime résiste.
 
- C'est sûr, il l'est.
Le moniteur intervient.
 
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien, c'est Maxime, c'est trop un pédé, ce mec.
 
- Vous en savez quoi ? Et qu'est-ce que ça peut foutre ?
- Ça va, on peut rigoler.
- Ah ouais ?
- Si je te dis que je suis pédé, ça te fait toujours rire ?
- Non, mais... Pas toi ?
- Je corresponds pas à l'image que tu te fais des homos ?
Les jeunes sont déroutés.
 
Le lendemain dans le bus, les jeunes s'installent dans le fond du bus.
- Ça va, mec ?
 
- N'empêche, quel gâchis.
 
- C'est dommage, il est trop canon.
 
- Vous voulez ma photo ?
 
- Bah ouais.
- T'es trop beau.
 
Le moniteur s'approche et prend la pose en souriant.
- Attends, encore une.
- Maxime ?
Viens t'asseoir avec nous.
 
- Viens, il reste une place.
Le moniteur sort son appareil photo.
À moi de vous prendre en photo.
Serrez-vous pour être tous dans le cadre.
 Super.
Mathieu et Maxime se donnent la main, puis s'embrassent.
- Allez, souriez.
- Encore une ?
- Allez.

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