Les stéréotypes sur les hommes et les femmes vont bon train ! Les « stéréotypes », ce sont des idées toutes faites qu’on ne remet jamais en question et qui nous enferment. Elles sont tenaces. D’autant plus tenaces que les médias les diffusent à grande échelle : télé, cinéma, radio, magazines, pub… Et que, sans nous en rendre compte, nous les propageons nous aussi, y compris dans nos relations. 

La « Fâme »  (ou la Grâce féminine descendue sur terre)

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Les femmes, qu’elles en soient conscientes ou pas, font l’objet d’une attente, celle de ressembler à la « Fâme » (vous l’aurez compris, c’est le petit nom de l’idéal féminin). Comment la décrire ?
Eh bien, la « Fâme » est douce, intuitive, compréhensive, à l’écoute. Elle est le plus souvent soumise, doit (mais adore) se consacrer au soin des autres, quitte à s’oublier un peu voire totalement: oublier d’être indépendante, mettre de côté sa vie sociale.
Mais  attention ! Pas de négligence côté beauté. Car la « Fâme » est belle ! Elle ne se laisse pas pousser le poil comme l’Hôme, à qui cela va très bien, évidemment. Sa mission : bien s’habiller, aller chez le coiffeur, l’esthéticienne. Et puis être belle, c’est aussi être jeune et mince ! On n’aime pas trop que la Fâme vieillisse (c’est pourquoi on lui conseille les crèmes antirides), ni qu’elle prenne quelques kilos (dans ce cas, c’est qu’elle « se laisse aller »).

Belles et soumises, donc. Les femmes sont ainsi souvent réduites à leur apparence. Leurs qualités humaines et intellectuelles passant au second plan.

Le problème, c’est que les femmes ne ressemblent pas à cette description. Et n’ont d’ailleurs pas forcément envie de lui ressembler. Et puis, cette image peut devenir une prison pour de nombreuses filles : parce qu’elles  ne se jugent pas assez belles au vu de ces critères, parce qu’elles s’épuisent à essayer de se rapprocher de ces canons esthétiques infernaux; parce elles refusent d’être des objets sexuels et qu’elles veulent juste être libres.

L’« Hôme » (ou le mâle dans sa splendeur poilue)

Et les hommes alors ? Et bien, ils n’échappent pas à la règle : eux aussi ont leur idéal diabolique : l’« Hôme », l’incarnation de la virilité.
L’« Hôme » est un roc. Physiquement d’abord : il est fort, car il doit protéger la « Fâme », petite chose fragile. Du coup, le garçon qui ne roule pas des mécaniques, qui a quelque chose de féminin, est soupçonné d’être homosexuel (tu ne vois pas le rapport ?... C’est normal, il n’y en a pas !).
Moralement ensuite. L’« Hôme » ne se laisse pas aller à la sensiblerie comme la « Fâme ». Il n’a pas besoin de dire ce qu’il ressent, il n’a pas besoin de soutien (il assure !).
Les garçons aussi paient le prix des représentations sexistes : ils doivent être à la hauteur de l’image de la virilité de l’« Hôme ». Être super-performants sexuellement, ne pas se laisser aller à la tendresse, ne pas exprimer leurs sentiments… Bref, ne jamais laisser apparaître la moindre faille. Frustrant, car impossible !

La « Fâme » et l’« Hôme » ont beau sembler gravés dans le marbre, en réalité , leur profil change beaucoup selon les époques et les cultures. Ces dernières années, par exemple, on attend de plus en plus souvent des hommes qu’ils prêtent attention à leur apparence physique, qu’ils s’occupent des enfants et contribuent aux tâches ménagères. Et des femmes, qu’elles soient des super women : dévouées, sexy, bonnes mères et performantes au travail. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques dizaines d’années.

Un traitement inégal au quotidien

Des filles et des garçons traités différemment du fait des attentes que l’on a envers leur sexe (ou plutôt leur genre). Tu te dis qu’on exagère? Qu’aujourd’hui on est globalement tous traités à égalité et qu’il n’y a plus de modèle à suivre? Alors cherchons des exemples concrets.

Prenons la question de l’initiative de la relation. C’est le garçon qui, le plus souvent, fait le premier pas, montre son intérêt pour la fille. Idem pour le rapport sexuel. La plupart des rapports sexuels sont à l’initiative du garçon. Si une fille le fait, la plupart du temps, on lui reprochera d’exprimer son désir , elle risquerait de passer pour une fille « facile ». Côté garçons, par contre, pas de souci, ils sont de toute manière censés avoir toujours envie et n’être pas timides !

Si on s’intéresse à la virginité. Les filles sont incitées à garder leur virginité, comme une chose précieuse, alors que les garçons sont incités à conquérir et à consommer la relation pour prouver leur virilité. Pourquoi la première fois serait-elle plus importante pour une fille que pour un garçon ?  D’ailleurs, un garçon qui multiplie les relations sexuelles, c’est un séducteur, une fille qui ferait la même chose, bizarrement, n’est pas aussi bien vue !

Tout cela est lié au statut du désir chez les hommes et chez les femmes. On dit souvent des hommes qu’ils ont des « besoins sexuels ». Comme si le désir chez l’homme était un besoin impérieux, comme celui de respirer ou de manger pour survivre. Vraiment ? Personne n’est mort de ne pas avoir de relations sexuelles, pourtant ! Et les femmes ? Pourquoi leur désir serait-il moins pressant ?

Ces attentes inégales envers les hommes et les femmes ont le gros défaut de ne pas tenir compte de notre volonté individuelle. Si je suis une fille et que j’ai une libido très développée, je ne suis pas une salope ! Si je suis un mec et que je ne suis pas prêt à faire l’amour, je ne suis pas une chiffe molle. L’important, c’est d’écouter ce que l’on est plutôt que de vouloir se conformer à ce que la société attend de soi.

Quand sexe et identité sont en désaccord

On naît fille, on naît garçon. Parfois, au fur et à mesure qu’on grandit, on sent que notre sexe biologique — pénis ou vagin — ne correspond pas au genre (masculin ou féminin) qui lui est associé. On peut avoir un pénis et être psychiquement une femme. Ou un vagin et se sentir homme. C’est ce qu’on appelle la « transidentité ».
Certaines personnes se lancent dans une transition corporelle : prise d’hormones , opération pour changer de sexe. Pour pouvoir mettre leur corps en harmonie avec ce qu’ils ou elles sont.
Certains-es renient cette identité profonde (ou transidentité) pour mieux s’intégrer dans une société qui la refuse. Et souffrent de ce décalage entre ce qu’ils/elles vivent et ce qu’ils/elles sont.
Dans notre société, on est soit un homme, soit une femme. Quand on sort de cette case (car on se revendique homme quand biologiquement on est femme, ou femme quand biologiquement on est homme), les choses deviennent très compliquées. Parce que les gens n’y sont pas préparés. Parce qu’ils pensent en termes de sexe biologique et ont du mal à comprendre l’identité qui est revendiquée. Pour les personnes transgenres, cette incompréhension, la curiosité ou la discrimination que cela engendre sont parfois très douloureuses.
En cas de besoin, tu peux appeler la ligne Azur 7 j/7 de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40 (coût d’une communication locale).
Chacun-e a le droit de vivre heureux comme il/elle l’entend, quelle que soit son identité de genre, qu’elle aille à rebours du modèle dominant ou pas.
 

 

Article mis à jour le : 03/2021

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52 commentaires

21/03/2021 18:54

Lili

Bon, je me dois de faire quelques commentaires tout de même sur votre réponse à mon troisième message.
Je trouve que vos réponses sont assez creuses, vous justifiez tout par « il souffre ». C’est trop simple de tout ramener à ça, sans apporter autre chose et j’espère que vous vous rendez compte que cette réponse n’a quasiment aucune valeur dans ce cas ci, puisque à mon sens c’est justement à cause de votre discours que certains souffrent. Je ne nie pas que certains se sentent mal dans leur peau mais au lieu de les guider, vous les laisser patauger (et en plus certains qui ne seraient jamais posés cette fausse question sans votre idéologie, votre doctrine, se sentent mal à cause de vous). Vous faites comme si vous apportiez une solution miracle alors que vous apportez que des problèmes.
Vous dites : « Il faut qu'elle trouve la solution pour ne plus souffrir. On ne peut pas la trouver à sa place. », mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ?! Je vous rappelle que l’on parle d’enfant, si un enfant avait réellement le choix (en réalité c’est faux, car on ne peut nier la biologie) vous croyez vraiment que qu’un enfant a le recul nécessaire, a assez de sagesse, de réflexion, de maturité. A un enfant, on parle avec des mots simples et pas avec des idées farfelus comme les vôtres que vous ne comprenez même pas vous même en parlant : d’homme, de genre masculin, de personnes ayant un pénis, … vous vous embrouillez.
Je prends un exemple : des parents qui voient leur enfants pleurer car il n’a pas envie d’aller à l’école ou bien car il veut passer toute sa journée sur les écrans, il souffre (et je pense qu’aucun parent n’aime voir ses enfants pleurer même si c’est pour un caprice), pourtant pour son bien ses parents ont le recul (je l’espère) pour juger ce qui est bon pour lui et donc de ne pas céder. En effet l’enfant n’a pas le recul et juge donc à partir de son confort instantané contrairement aux parents où l’on peut dire qu’ils jugent à long terme. Il faut donc arrêter avec la culture de l’émotion. On ne doit pas réfléchir, décider sous le coups des émotions.
Quand je vous demande si une femme est « une personne qui porte une robe et du rouge à lèvre », vous me répondez que c’est réducteur avec raison (c’était un poil provocateur de ma part). Cependant si on suit ce que vous m’avez dit c’est ce qu’on en déduit plus ou moins car les personnes qui se disent femmes (et qui parfois changent de sexe) réduisent alors la femme à son apparence (et plus encore aux stéréotypes que vous détestez tant).
Ensuite vous me demandez « Qu’est ce qu’une femme ? Vous avez 4h. ». Bien entendu, comme chaque être humain est complexe, si on veut voir toutes les subtilités, il faudrait un peu de temps. Cependant, à la naissance je ne crois pas qu’il faille 4h à la sage femme, ou à la mère pour dire si son bébé est une fille ou un garçon, pas besoin d’avoir fait Polytechnique. De plus, on voit bien qu’on ne peut se séparer de son corps, donc de son sexe, car je suis un corps. Personnellement, je ne me dit pas que je suis féminin, en effet, je suis une fille, dans ma globalité, dans tout mon être je suis une fille. Vous niez l’importance du corps et pourtant vous remarquerez que comme le psychisme, le corps lui aussi porte les traces de notre vie, de notre histoire (cicatrices…).
Ensuite, vous n’avez pas l’air d’aimer les comparaisons, concernant le lion vous me dites : « Le lion porte-t-il des vêtements ? A-t-il une culture qui lui donne des repères et des normes ? » Alors plusieurs remarques, vous voyez encore une fois vous réduisez les sexes à des apparences (les vêtements), puis justement pourquoi s’il n’a pas de gens qui lui impose des stéréotypes, il y aurait des rôles différents entre les mâles et les femelles ? Et bien tout simplement car il y a des comportements innés liés au sexe. L’être humain étant un animal (on apprend ça en SVT), je vous laisse conclure.
En parlant de SVT, mon prof (oui c’est un homme et non une femme comme vous l’avez suggéré...c’est bêtes les stéréotypes…) est très clair dans ses cours. Je ne vois pas pourquoi vous me balancez la différence entre les gènes et leur expression, je vous rappelle que l’ADN (contenant les gènes) permet de former l’ARN qui est le « code » pour former les protéines qui permet le fonctionnement du corps, notamment des fameuses hormones (donc nos gènes qui sont dans chaque cellule de notre corps) nous détermine. Et je constate que vous avez du mal avec la question des hormones, vous l’avez esquivé lors du deuxième et troisième message.
Pour conclure, nous sommes une association de nature et de culture, mais en aucun cas la nature ne déterminerait que notre corps et la culture notre psychisme. Enfin, nous sommes libres mais la liberté n’est pas une liberté absolu, la liberté est un moyen, un outil qui doit viser le bien, le bon (comme dans les films où l’arme super puissante peut être une merveilleuse chose entre les mains des gentils ou bien destructrices dans les mains des méchant).

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Nicolas d'

Tu parles de "ma prof" dans ton premier message.
Tu déduis beaucoup de choses de ces échanges, et tu donnes de
mauvaises intentions à nos écrits. Nous t'invitons donc à discuter de vive voix de ce sujet avec l'équipe du Fil santé jeune et des hormones et du déterminisme biologique et social avec tes profs des SVT et/ou de sociologie.
Et si tu veux aider ta camarade, parle-lui de la ligne Azur qu'elle peut appeler pour discuter et obtenir de l'aide 7 j/7 de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40 ;)

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17/03/2021 16:23

Lili

Merci de m’avoir fait remarqué quelques points de mon deuxième message qu’il faut que je précise. Veuillez me pardonner c’est mon manque de rigueur que mon prof de maths me fait souvent remarquer.

Il est évident que certaines choses sont déterminées par la culture en particulier notre manière de s’habiller, il n’y a qu’à regarder d’autres pays. En français, on a lu un texte qui disait que la culture « c’est ce qui fonde une société, c’est le liant entre les individus qui permet de dépasser les individualités ». Mais donc pourquoi devrions nous considérer la culture comme oppressante ? En quoi est-ce mal d’avoir des codes qui structurent la société et qui permettent à chaque individu d’avoir des repères ?

Cependant je trouve ça bizarre de considérer que tous nos comportements, caractères et attitudes, comme prendre soin des autres, soient dues à notre environnement comme vous le dites dans votre article. En effet, je reviens alors à mon interrogation de mon précédent message que vous avez malencontreusement oublié : en SVT, on a parlé des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?
Et pourquoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Par exemple, les mâles lions n’ont pas un côté très maternel, vous pensez qu’il faut les dresser pour changer cela ?

Donc pour revenir sur votre question concernant mon camarade, c’est évident que s’il arrive en classe avec une robe, c’est vrai que ça serait bizarre, du fait de la culture. Et donc vous pensez qu’il devrait se faire appeler fille et changer de sexe pour mieux se faire accepter ? Vous pensez que c’est mieux qu’il se dise fille, change de sexe et qu’il vienne ensuite avec une robe plutôt qu’il assume de porter une robe en affirmant être un garçon ?
Et donc vous pensez que pour ne pas exclure des gens il faudrait mettre dans le dictionnaire : « femme : individu qui porte une robe et qui se maquille », c’est cela ? puisque pour vous il est mieux de changer de sexe quand on veut porter des robes …
Mais là aussi j’ai un peu de mal à saisir, mon prof d’histoire nous a dit qu’il y a toujours eu des hommes efféminés comme sous Louis XIV (je ne rappelle plus du nom) mais ils se disaient hommes et non femmes…

Et ensuite je ne pige pas et je reviens alors à une autre question de mon deuxième message que vous avez oublié. Vous dites qu’il ne faut pas tomber dans les stéréotypes, que les « personnes ayant un pénis » ( donc pour moi un homme) peuvent porter des robes. Pourtant vous voudriez qu’il change de sexe pour se dire fille et porter des robes. Pouvez vous m’expliquez, j’ai du mal à comprendre ? si les gens changent de sexe, ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ?

Enfin dans votre dernier paragraphe, vous me répondez que les enfants qui souffrent sont ceux exclus, rejetés, c’est vrai, je ne dis pas le contraire vous avez raison on peut qu’être triste pour eux.
Mais j’ai du mal à comprendre, si dans un premier temps les enfants entendent les gens autour d’eux leur dire qu’ils ne sont pas déterminés par leur sexe, et que la biologie c’est de la déco, ensuite ils se mettent donc à se poser de fausses questions auxquelles ils ne trouvent pas de réponses car les adultes qui les entourent n’ont plus le bon sens de revenir à la base, le corps. Alors en manque de repères, ils se sentent mal dans leur peau comme mon camarade, ne savent plus où ils en sont et font parfois des choses irréversibles juste parce qu’on leur a présenté cela comme une solution miracle qui les écarte et les font finalement souffrir.
Et donc, je me demande, qui est à l’origine du problème ceux qui disent qu’il faut anéantir la culture et les repères ou bien justement ceux qui créent des repères, des points d’appuis sur lesquelles un enfant peu se baser en paix ?

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Nicolas d'

Difficile de te répondre de manière complète et précise ici. Toutefois, voici des éléments de réponse.
"Mais donc pourquoi devrions nous considérer la culture comme oppressante ?
En quoi est-ce mal d’avoir des codes qui structurent la société et qui permettent à chaque individu d’avoir des repères ?"
-> C'est "mal" ou "oppressant" quand ces repères deviennent des stéréotypes, des obligations implicites, et qu'elles font souffrir certaines personnes.

"en SVT, on a parlé des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?"
-> Demande à ta prof des SVT de t'expliquer la différence entre les gènes et leur expression ainsi que l'influence de l'environnement sur le développement des êtres humains ;)

"Et pourquoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Par exemple, les mâles lions n’ont pas un côté très maternel, vous pensez qu’il faut les dresser pour changer cela ?
-> Le lion porte-t-il des vêtements ? A-t-il une culture qui lui donne des repères et des normes ?

"Et donc vous pensez qu’il devrait se faire appeler fille et changer de sexe pour mieux se faire accepter ? Vous pensez que c’est mieux qu’il se dise fille, change de sexe et qu’il vienne ensuite avec une robe plutôt qu’il assume de porter une robe en affirmant être un garçon ?"
-> Il faut qu'elle trouve la solution pour ne plus souffrir. On ne peut pas la trouver à sa place. En revanche, on peut le soutenir, l'aider à se sentir bien, en arrêtant par exemple d'utiliser le mauvais genre pour parler d'elle si nécessaire ;)

"Et donc vous pensez que pour ne pas exclure des gens il faudrait mettre dans le dictionnaire : « femme : individu qui porte une robe et qui se maquille », c’est cela ?"
-> C'est réducteur, non ? C'est quoi une femme ? Vous avez 4h00 :p

"puisque pour vous il est mieux de changer de sexe quand on veut porter des robes …"
"Pourtant vous voudriez qu’il change de sexe pour se dire fille et porter des robes."
-> Où vois-tu cela ?

"Pouvez vous m’expliquez, j’ai du mal à comprendre ? si les gens changent de sexe, ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ?"
-> Ils veulent arrêter de souffrir.

"si dans un premier temps les enfants entendent les gens autour d’eux leur dire qu’ils ne sont pas déterminés par leur sexe, et que la biologie c’est de la déco, ensuite ils se mettent donc à se poser de fausses questions auxquelles ils ne trouvent pas de réponses car les adultes qui les entourent n’ont plus le bon sens de revenir à la base, le corps. Alors en manque de repères, ils se sentent mal dans leur peau comme mon camarade, ne savent plus où ils en sont et font parfois des choses irréversibles juste parce qu’on leur a présenté cela comme une solution miracle qui les écarte et les font finalement souffrir. Et donc, je me demande, qui est à l’origine du problème ceux qui disent qu’il faut anéantir la culture et les repères ou bien justement ceux qui créent des repères, des points d’appuis sur lesquelles un enfant peu se baser en paix ?"
-> Penses-tu que ta camarade est "perdue" ? Il faudrait que tu discutes avec elle pour savoir ce qu'elle endure, si elle souffre, si elle a besoin d'aide.

Si tu veux en discuter, appelle le Fil santé jeunes https://www.filsantejeunes.com/ (gratuit et anonyme).

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16/03/2021 12:04

Lili

Merci de vos réponses. Cependant, il me reste de grosses questions et des choses que je ne comprends pas bien.

Si je relis votre réponse, il veut être fille pour «  être libre de faire des activités habituellement attribuées aux filles » et « exprimer des traits de caractères que l'on attribue habituellement aux filles », et il ne veut pas que «  son sexe détermine tous les aspects de sa vie ».
Oui, on est libre et donc même en se disant garçon il est tout à fait libre de faire des « activités de filles ». Mais mon frère joue au papa et à la maman avec moi, on joue avec des poupées ensemble et ça ne fait pas de lui une fille.
Mais aujourd’hui personne ne pense qu’un garçon ne peut pas faire d’activités dites de filles ou bien avoir un côté plus sensible... (on va juste peu-être trouver que ça change un peu des autres garçons qui ont d’autres activités, c’est tout), et personne « ne les réprime » à part vous peut-être qui voulez transformer un garçon en fille juste à cause de cela. Parce que j’ai vu que des gens changeaient de sexe mais alors dans ce cas ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ? Et si un genre existe comme vous le dites, c’est pas vous qui confondez genre et sexe ?

Ensuite quand vous répondez « Son genre est "fille", son sexe est "masculin". Il ne souhaite pas être défini comme un garçon », mais je ne comprends pas c’est bien un garçon, dans le dictionnaire il y marqué « garçon : personne du sexe masculin », il nie donc la réalité, il nie son corps alors que pourtant il le voit tous les jours donc il nie une partie de lui même ?

Vous semblez penser que la biologie c’est de la déco et que tout « le reste » (j’ai compris comme nos comportements) ça viens de ce qui nous entoure. Mais en SVT, on a parlé la semaine dernière des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?
En quoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Faudrait-il dresser les lions pour qu’ils laissent la place aux lionnes ?

Enfin vous parlez de l’importance de l’environnement dans la construction des gens, mais ne pensez vous pas que justement à force d’entendre que notre sexe ne nous détermine pas, des enfants se sentent perdus et ne comprennent rien à rien et commencent à se poser de fausses questions ? On leur retire alors leur simple bon sens et c’est justement ça qui peut « faire souffrir ».

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Nicolas d'

De rien ;)
Quand tu dis "Oui, on est libre et donc même en se disant garçon il est tout à fait libre de faire des « activités de filles »", même jusqu'à porter des vêtements de filles et se maquiller par exemple ? Tu penses que ce serait accepté par tout le monde aussi facilement si elle venait en classe comme ça ?
Trouves-tu logiques que la majorité des personnes qui ont un pénis ne portent pas de robes ou de jupes ? ne mettent pas de rouge à lèvre par exemple ? Ou inversement que les personnes qui ont un vagin ne puissent pas faire partie des équipes de football que l'on voit à la télé ? Qu'est-ce qui les en empêche ? La biologie ? Les hormones ? A l'évidence, non ;)

Les enfants qui souffrent aujourd'hui, sont surtout ceux qui sont exclus ou rejetés parce que différents des autres, différents de la norme la plus visible dans la cours de récréation ou de la norme cultivée par les adultes, en l'écrivant dans un dictionnaire par exemple ;)

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14/03/2021 18:25

Lili

J’avais une petite question, dans ma classe de 5ème, un garçon se dit être une fille. Mais je ne comprend pas bien, qu’est-ce que ça signifie ? J’ai demandé à ma prof mais elle m’a dit de regarder ce site. S’il se dit fille c’est parce qu’il ne veut pas ressembler à un garçon ? Se sentir fille c’est vouloir ressembler à une fille ? porter des robes et jouer à la poupée ou aux barbies comme moi? Et donc si je comprends bien en fait il y a que notre apparence qui est différent entre une fille et un garçon ? On a le même mode de pensée par exemple ?


Et après avoir lu et essayer de tout comprendre le texte je me demandais : puisque le sexe et le genre sont deux choses séparés, pourquoi le genre devrait être plus important que le sexe ? Pourquoi le garçon de ma classe serait plutôt une fille avec un zizi plutôt qu’un garçon féminin ?

J’aimerai avoir une réponse à toutes ces questions (désolé c’est un peu long).

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Nicolas d'

Bonjour,
C'est normal de se poser toutes ces questions ;)
Voici quelques éléments de réponse :

- "S'il se dit fille c'est parce qu'il ne veut pas ressembler à un garçon ?" Elle veut être libre de faire des activités habituellement attribuées aux filles ou de s'habiller avec des vêtements habituellement portés par des filles. Elle ne veut pas que son sexe détermine tous les aspects de sa vie.

- "Se sentir fille c'est vouloir ressembler à une fille ? porter des robes et jouer à la poupée ou aux barbies comme moi?" Oui par exemple. C'est aussi exprimer des traits de caractères que l'on attribue habituellement aux filles (douceur, empathie, sensibilité) et que l'on réprime chez les garçons (sans raison valable d'ailleurs).

- "Et donc si je comprends bien en fait il y a que notre apparence qui est différent entre une fille et un garçon ?" Oui, l'apparence et la biologie. Le reste est en grande partie déterminé par la culture, les normes sociales, les habitudes, etc.

- "On a le même mode de pensée par exemple ?" Le mode de pensée diffère d'un individu à l'autre, même s'ils ont le même sexe.

- "Et après avoir lu et essayer de tout comprendre le texte je me demandais : puisque le sexe et le genre sont deux choses séparés, pourquoi le genre devrait être plus important que le sexe ?" Le genre et le sexe sont également importants mais aucun ne doit enfermer une personne dans un rôle qui le fait souffrir ou qui ne lui convient pas.

- "Pourquoi le garçon de ma classe serait plutôt une fille avec un zizi plutôt qu'un garçon féminin ?" Son genre est "fille", son sexe est "masculin". Il ne souhaite pas être défini comme un garçon ;)

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20/01/2021 11:17

Lumos

Faites écrire vos articles par les personnes concernées, ou au moins renseignez-vous, par pitié...
Rien que le titre : "être un homme et se sentir femme" est problématique. Les femmes trans sont des femmes, ce ne sont pas des "hommes qui se sentent femmes" et vice versa.
"identité sexuelle" Non. L'identité sexuelle, c'est l'attirance romantique et/ou sexuelle que ressent une personne envers d'autres individus, ou l'identité d'orientation sexuelle. Rien à voir, donc, avec le sujet que vous traitez ici. Préférez "Identité de genre".
"personnes transexuelles". "transexuel" est un terme pathologisant et médicalisant, il n'est donc plus utilisé et a été remplacé par "transgenre", ce qui est bien plus logique puisqu'il s'agit bien de genre et non pas de sexe ici.
Enfin bon, faites attention, des enseignant·es utilisent votre site pour se renseigner, des élèves aussi, vous ne pouvez pas vous permettre d'écrire sur un sujet qui ne vous concerne pas et/ou que vous ne maîtrisez absolument pas.

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Nicolas d'

Nous vous remercions d'apporter ces précisions. Nous tiendrons compte de votre commentaire lors de la prochaine mise à jour de cet article.

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04/02/2020 23:09

Un Daron

Quelle tristesse que nos congénères confondent tout...
Il n'est en aucun cas fait état d'une quelconque envie d'annihiler la complémentarité sexuelle ! Il s'agit uniquement d'accepter les alternatives et cesser de limiter les fâmes et les hômes aux stéréotypes... et même de se limiter à ceux deux seuls genres.
OUI, une certaine majorité d'humains correspondent à ce que l'on attend d'eux (intuitivement ou à force d'être abreuver de ces "pleure pas, t'es pas une fillette" et autre "une fille ne fait pas ça !", la question se pose) ce qui n'exclut pas que d'autres ne se retrouvent pas dans cette binarité. Oui, tu peux aller au travail bien maquillée si tu es une fâme, mais le jour ou tu y vas léger sur le rimmel, personne n'a le droit de te dire que tu n'es pas "féminine".
OUI, tu peux être un homme costaud du biceps, hétéro et poilu mais préférer disserter sur les plantes, les licornes et les romans à l'eau de rose, que sur le triptyque viril foot/cul/bagnole.
Nous ne devons pas limiter notre perception à il/elle doit il/elle ne doit pas, mais ouvrir notre champ de possibilités. Encore une fois, il n'est nullement question de détruire le mariage ou autres traditions, mais bien d'envisager qu'une footballeuse n'en n'est pas moins une femme et qu'un père au foyer n'en n'est pas moins un homme.
Enfin, en conclusion, je préfère que mes enfants soient alternatifs qu'intolérants

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