Certaines violences sont basées sur une discrimination liée au sexe des victimes. Ce sont surtout les femmes qui trinquent :harcelées, mariées de force, excisées, violées... 

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Le mariage forcé

Subir un mariage forcé , c’est être marié-e à une personne contre sa volonté. Le chiffre de 70 000 mariages forcés en France a été avancé.
Dans les faits, on sait que s’opposer à la volonté des parents est très difficile et différentes associations fournissent de l’information et de l’aide : « Femmes solidaires » (01 40 01 90 90) ou l’association Fatoumata (01 43 41 40 57), SOS Femmes Violences conjugales (39 19) ou le Service National d’Aide aux Victimes (0 810 09 69 09).

Que dit la loi sur le mariage forcé ?

En France, l’âge légal pour être marié-e est 18 ans, ce que l’on appelle l’âge nubile . Si une des personnes mariées est mineure, la nullité du mariage est alors automatique. Sur le plan pénal, la personne coupable d’un mariage avec un-e mineure peut être inculpée d’enlèvement, ce délit étant aggravé en cas de déplacement à l’étranger. La victime peut également porter plainte pour viol si le mariage est consommé ; cette accusation est automatiquement retenue si la jeune personne a moins de 15 ans.
Au-delà de 18 ans, la loi considère cela comme un mariage forcé . Donc, si la victime est majeure, elle peut obtenir la nullité du mariage pour absence de consentement. Pour cela, elle doit saisir le procureur de la République et déposer plainte. Elle dispose pour le faire d’un délai de 5 ans après la date du mariage.
Sur le plan pénal, le mariage forcé est puni car il est considéré comme viol entre époux.
Pour plus d’information, va sur le site de Jeunes Violence Ecoute ou sur mariageforce.fr.

L’excision

Il s’agit d’une mutilation du sexe féminin pratiquée par coutume ou pour des raisons religieuses. Elle consiste à couper le clitoris et parfois une partie des petites lèvres chez les toutes jeunes filles pour les empêcher d’accéder au plaisir et contrôler leur comportement sexuel. En France, l’excision est strictement interdite par la loi et punie d’une peine de prison.

 Il existe d’autres mutilations sexuelles dont sont encore victimes beaucoup de jeunes filles, comme l’infibulation , qui consiste à coudre la majeure partie des grandes et des petites lèvres pour empêcher tout rapport sexuel. C’est aussi, bien sûr, interdit en France et donc passible également d’une peine de prison.
Concernant le viol et le harcèlement sexuel , va voir notre article « Les abus ».

Homophobie, violences faites aux « trans », est-ce que c’est du sexisme ?

Les femmes ne sont pas les seules à subir des violences. Un homme un peu trop féminin est tout de suite soupçonné d’homosexualité . Et ensuite, parfois… insulté. Humilié. Roué de coups. C’est de l’homophobie . Les transexuel-le-s aussi — hommes ou femmes qui ont changé de sexe — doivent affronter la brutalité et les discriminations de toutes sortes. Ça n’a pas encore de nom. Est-ce qu’on ne pourrait pas l’appeler « transphobie » ? Est-ce que ça relève du sexisme  ? La question est ouverte.

 

Article mis à jour le : 04/2016

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2 commentaires

02/09/2016 20:15

Vincent

J'ignore de quand date l'article, mais concernant les personnes trans :
- On parle de personnes trans (ou transgenres), pas transsexuelles (ce terme est employé par les médecins, lorsqu'être trans était encore considéré comme une maladie mentale en France (jusqu'à 2010, rappelons le...) et est rejeté par une écrasante majorité des personnes concernées. C'est un terme réellement à bannir.

- Une personne trans n'est pas "un homme ou une femme ayant changé de sexe". Premièrement, il existe des personnes trans qui se définissent ni homme, ni femme (newsflash, il existe bien plus que 2 genres^^). Deuxièmement, "changer de sexe" ne veut rien dire. Une femme trans n'est pas "un homme qui devient une femme". Il s'agit d'une femme. Qu'elle ait, ou non, entamé des démarches sociales, hormonales, chirurgicales ou juridiques.
Voici une définition plus correcte : Une personne trans est une personne dont le genre ne coïncide pas (au moins en partie) avec le genre qui lui a été assigné (= attribué) à la naissance.
Un homme trans par ex, c'est une homme qui a été assigné femelle puis fille à la naissance, alors que son genre n'est pas "fille".

Les ados, pour qui est destiné ce site, ne sont pas idiots, iels sont en mesure de comprendre le principe d'assignation (pénis -> tu es assigné-e garçon, vulve -> tu es assigné-e fille), iels sont concerné-e-s par les transidentités (que ce soit parce qu'iels peuvent être trans, ou avoir des ami-e-s, de la famille etc concerné-e-s). Alors autant leur en parler, avec des mots justes et ne pas invisibiliser une population déjà extrêmement stigmatisée :)
Si vous avez besoin d'un coup de main pour traiter de ce sujet, n'hésitez pas à me contacter via l'asso dans laquelle je bosse : trans-inter-action[at]gmx.com.

Merci !

- La discrimination dont sont victimes les personnes trans s'appelle bien "transphobie", il n'y a pas question à débat là-dessus. SOShomophobie intègre la transphobie dans leurs luttes depuis 2009. Au niveau légal, l'homophobie n'existe pas, pas plus que la transphobie, mais on parle de discrimination lié à l'orientation sexuelle (pour l'homophobie) et de discrimination liée à l'identité de genre (transphobie).

De base, l'homophobie trouve sa source dans le sexisme (l'intégralité des insultes homophobes ont une base sexiste), et il en va de même pour la transphobie, notamment concernant les femmes trans.

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Nicolas d'

Concernant les trans, et les identités de genre, nous en parlons sur http://www.onsexprime.fr/Sexe-egalite/Filles-garcons-egalite-des-genres/Filles-garcons-egalite-des-genres ;)

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02/03/2016 21:22

lariflette

bonjour,
J' ai été profondément choqué en lisant un exemplaire du journal Bamboo (No 42) du machisme primair de certaines séries comme miss Harley (une motarde à la poitrine généreusement découverte se fait contrôler par 2 flics qui accumule les réflexions de beauf comme "carénage parfait"), et surtout "le corps humain en BD", dont le "héro" le docteur Michel Cymes est affublée d'une faire valoir grosse et bête (forcément : une femme grosse n'étant pas excitante ne peut qu'être stupide) , elle aussi avec la poitrine largement découverte et la robe au ras du pompon
Il parait que c'est une BD destinée aux jeunes : on compren mieux le mépris que les garçons peuvent avoir pour les filles s'ils lisent cela

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