Troubles du genre, inégalités de genre, stéréotypes de genre… On entend beaucoup parler du « genre ». Mais qu’est-ce que c’est exactement ?

Chargement du lecteur ...

Transcription vidéo

Les genres et les stéréotypes

Le genre, c’est tout ce qui va être plutôt associé à la féminité ou à la masculinité dans notre société. C’est un ensemble d’attitudes et de comportements qu’une société considère comme approprié pour les hommes et pour les femmes.

Mais la féminité et la masculinité, ce ne sont pas des notions absolues et universelles. Elles n’ont pas toujours existé. Là où elles existent, les choses ne sont pas forcément classées de la même manière entre masculin et féminin. Cela va dépendre des pays, des époques, etc. Par exemple :

-          En Ecosse, le kilt (une jupe) est un symbole de masculinité.

-          Aux Etats-Unis, le foot est un sport considéré comme féminin.

-          Il y a quelques siècles en France les hommes se maquillaient tout autant que les femmes.

Dans nos sociétés, on s’attend à ce que les hommes aiment et assument ce que l’on associe à la masculinité. Et les femmes, ce que l’on associe à la féminité. On appelle ça « les stéréotypes de genre ». Ces stéréotypes se retrouvent dans les séries qu’on regarde, la musique qu’on écoute, etc. Ils sont aussi présents dans les conversations avec la famille, les ami-e-s… Tout ça va créer une certaine pression, il va être difficile d’aller contre ces stéréotypes en se comportant différemment car on craint l’exclusion.

Ils construisent souvent notre perception du monde et des gens qui nous entourent. A cause de ces stéréotypes on va par exemple penser qu’une fille va agir de telle manière alors qu’un garçon va agir différemment. Ou que les garçons sont meilleurs pour certaines choses que les filles.

Certaines attitudes ou certains comportements vont être perçus comme moins importants, moins essentiels. S’ils sont associés à un genre, il va être fréquent de faire des généralités en disant que toutes les personnes de ce genre font des choses moins importantes. Par exemple on associe les émotions, la douceur ou la patience au genre féminin et ces mots sont donc souvent utilisés pour décrire les femmes. À l’inverse, l’indépendance, l’ambition, ou l’agressivité sont des attributs considérés comme masculins. Or, être un garçon n’a jamais justifié d’être agressif, d’avoir un comportement ou des attitudes violents, à l’égard d’autres garçons, de filles ou de soi-même. Et pourtant on va plus souvent dire que c’est « normal » qu’un garçon s’énerve plutôt qu’une fille. C’est une inégalité.

Les stéréotypes se retrouvent aussi dans notre perception des relations amoureuses. Comme on a tendance à classer tel comportement comme masculin et tel comportement comme féminin, on s’attend à ce que quelqu’un de masculin soit attiré par quelqu’un de féminin.

 Tout le monde devrait avoir le choix de se comporter comme il ou elle le souhaite et d’aimer ce qu’il ou elle veut. Filles et garçons peuvent aimer jouer au foot, faire la cuisine, passer du temps à se coiffer et à s’habiller, porter du vernis à ongles ou faire du skate. Ce sont différentes façons d’exprimer la masculinité et la féminité. Les deux ne sont pas et ne devraient pas être figés.

Et chacun a le droit d’aimer qui il veut, quel que soit son genre.

Un traitement inégal au quotidien

toi_autres_egalite_genres

On pourrait penser que ces stéréotypes sont aujourd’hui dépassés, que les  filles et  les garçons sont traités à égalité et n’ont plus de modèles à suivre. Vraiment ? Cherchons des exemples concrets.

Prenons la question de l’initiative de la relation. C’est le garçon qui, le plus souvent, fait le premier pas, montre son intérêt pour la fille. La plupart du temps, c’est aussi le garçon qui propose de faire l’amour. Si une fille le fait, on lui reproche parfois d’être une fille « facile » ! Les garçons, par contre,  sont censés avoir toujours  envie et ne pas être timides.

Si on s’intéresse à la virginité : les filles sont incitées à garder leur virginité, comme une chose précieuse, alors que les garçons sont incités à conquérir et avoir une relation sexuelle pour prouver leur virilité. Pourquoi la première fois serait-elle plus importante pour une fille que pour un garçon ?  

Un garçon qui multiplie les relations sexuelles, c’est un séducteur, alors qu’une fille qui fait la même chose est souvent mal vue. On juge le comportement différemment entre une garçon et une fille, c’est une inégalité, il est valorisé d’un côté et critiqué de l’autre. Une fille peut donc se retrouver à devenir la risée du lycée (voire même subir du harcèlement) parce qu’elle a eu plusieurs copains alors qu’un garçon n’aurait jamais à subir cela si il a eu beaucoup de copines.

On dit souvent des hommes qu’ils ont des « besoins sexuels ». Tout cela est lié au stéréotype de genre sur le désir . Le fait de ne pas pouvoir résister au désir est vu comme quelque chose de masculin. Comme si le désir chez l’homme était comme respirer ou manger pour survivre. Pourtant, personne n’est mort de ne pas avoir de relations sexuelles ! Tout le monde peut contrôler son désir, hommes et femmes, adultes et adolescents.  Et le désir des femmes est comme celui des hommes : il est aussi important, il peut survenir et s’en aller, de la même façon. Si je suis une fille et que j’ai une libido  très développée, je ne suis pas une salope ! Si je suis un mec et que je ne suis pas prêt à faire l’amour, je ne suis pas un faible et ça n’enlève rien à ma masculinité.

Ces attentes inégales envers les hommes et les femmes ne tiennent pas compte de notre volonté individuelle. L’important, c’est d’écouter ce que l’on est plutôt que de vouloir se conformer à ce que les autres attendent de nous.

Le genre, une identité ?

Tu as peut-être entendu parler de l’identité de genre. L’identité de genre c’est comment toi, tu te définis entre les genres masculins ou féminins. Cela va concerner la façon dont on se sent soi-même (dans notre tête)..

Personne ne peut le définir à ta place. Ça peut être 50% de masculin et 50% de féminin, plus de l’un, plus de l’autre ou ni l’un ni l’autre !  Tu n’as pas à choisir tout l’un ou tout l’autre, tu peux faire des mélanges pour trouver comment tu te sens le plus à l’aise. Le genre auquel tu t’identifies peut changer au cours de ta vie. Naviguer entre les deux genres en fonction de son ressenti, de ses envies, c’est ce qu’on appelle être « gender fluid ».

Ton identité de genre peut être en accord avec le genre qui a été déterminé à ta naissance (en fonction de tes organes génitaux ) et les choses sont assez évidentes pour toi. Tu as été déclaré garçon et tu te sens garçon, tu as été déclarée fille et tu te sens fille. C’est ce qui se passe dans la majorité des cas.

Mais parfois, tout n’est pas aussi simple. Quand on sort des cases, les choses peuvent devenir compliquées.

Tu t’identifies plutôt à un genre, mais les autres ne le voient pas ou le refusent ? Ou tu ne te reconnais ni dans un genre ni dans l’autre ? Ça te met mal à l’aise ou ça te rend triste, malheureux, ou ça crée un mal-être chez toi ?

Toutes ces questions peuvent te préoccuper et être parfois difficiles à expliquer, et c’est normal.      

Si tu n’arrives pas à en parler autour de toi, ou que tu poses des questions, tu peux :

- appeler la ligne Azur 7 j/7 de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40 (coût d’une communication locale)

- appeler Fil santé jeunes au 7 j/7 de 9 h à 23 h au 0800 235 236

- poser tes questions en ligne ou par chat à Fil santé jeunes.          

 

Article mis à jour le : 05/2021

Laisse ton commentaire

52 commentaires

21/03/2021 18:54

Lili

Bon, je me dois de faire quelques commentaires tout de même sur votre réponse à mon troisième message.
Je trouve que vos réponses sont assez creuses, vous justifiez tout par « il souffre ». C’est trop simple de tout ramener à ça, sans apporter autre chose et j’espère que vous vous rendez compte que cette réponse n’a quasiment aucune valeur dans ce cas ci, puisque à mon sens c’est justement à cause de votre discours que certains souffrent. Je ne nie pas que certains se sentent mal dans leur peau mais au lieu de les guider, vous les laisser patauger (et en plus certains qui ne seraient jamais posés cette fausse question sans votre idéologie, votre doctrine, se sentent mal à cause de vous). Vous faites comme si vous apportiez une solution miracle alors que vous apportez que des problèmes.
Vous dites : « Il faut qu'elle trouve la solution pour ne plus souffrir. On ne peut pas la trouver à sa place. », mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ?! Je vous rappelle que l’on parle d’enfant, si un enfant avait réellement le choix (en réalité c’est faux, car on ne peut nier la biologie) vous croyez vraiment que qu’un enfant a le recul nécessaire, a assez de sagesse, de réflexion, de maturité. A un enfant, on parle avec des mots simples et pas avec des idées farfelus comme les vôtres que vous ne comprenez même pas vous même en parlant : d’homme, de genre masculin, de personnes ayant un pénis, … vous vous embrouillez.
Je prends un exemple : des parents qui voient leur enfants pleurer car il n’a pas envie d’aller à l’école ou bien car il veut passer toute sa journée sur les écrans, il souffre (et je pense qu’aucun parent n’aime voir ses enfants pleurer même si c’est pour un caprice), pourtant pour son bien ses parents ont le recul (je l’espère) pour juger ce qui est bon pour lui et donc de ne pas céder. En effet l’enfant n’a pas le recul et juge donc à partir de son confort instantané contrairement aux parents où l’on peut dire qu’ils jugent à long terme. Il faut donc arrêter avec la culture de l’émotion. On ne doit pas réfléchir, décider sous le coups des émotions.
Quand je vous demande si une femme est « une personne qui porte une robe et du rouge à lèvre », vous me répondez que c’est réducteur avec raison (c’était un poil provocateur de ma part). Cependant si on suit ce que vous m’avez dit c’est ce qu’on en déduit plus ou moins car les personnes qui se disent femmes (et qui parfois changent de sexe) réduisent alors la femme à son apparence (et plus encore aux stéréotypes que vous détestez tant).
Ensuite vous me demandez « Qu’est ce qu’une femme ? Vous avez 4h. ». Bien entendu, comme chaque être humain est complexe, si on veut voir toutes les subtilités, il faudrait un peu de temps. Cependant, à la naissance je ne crois pas qu’il faille 4h à la sage femme, ou à la mère pour dire si son bébé est une fille ou un garçon, pas besoin d’avoir fait Polytechnique. De plus, on voit bien qu’on ne peut se séparer de son corps, donc de son sexe, car je suis un corps. Personnellement, je ne me dit pas que je suis féminin, en effet, je suis une fille, dans ma globalité, dans tout mon être je suis une fille. Vous niez l’importance du corps et pourtant vous remarquerez que comme le psychisme, le corps lui aussi porte les traces de notre vie, de notre histoire (cicatrices…).
Ensuite, vous n’avez pas l’air d’aimer les comparaisons, concernant le lion vous me dites : « Le lion porte-t-il des vêtements ? A-t-il une culture qui lui donne des repères et des normes ? » Alors plusieurs remarques, vous voyez encore une fois vous réduisez les sexes à des apparences (les vêtements), puis justement pourquoi s’il n’a pas de gens qui lui impose des stéréotypes, il y aurait des rôles différents entre les mâles et les femelles ? Et bien tout simplement car il y a des comportements innés liés au sexe. L’être humain étant un animal (on apprend ça en SVT), je vous laisse conclure.
En parlant de SVT, mon prof (oui c’est un homme et non une femme comme vous l’avez suggéré...c’est bêtes les stéréotypes…) est très clair dans ses cours. Je ne vois pas pourquoi vous me balancez la différence entre les gènes et leur expression, je vous rappelle que l’ADN (contenant les gènes) permet de former l’ARN qui est le « code » pour former les protéines qui permet le fonctionnement du corps, notamment des fameuses hormones (donc nos gènes qui sont dans chaque cellule de notre corps) nous détermine. Et je constate que vous avez du mal avec la question des hormones, vous l’avez esquivé lors du deuxième et troisième message.
Pour conclure, nous sommes une association de nature et de culture, mais en aucun cas la nature ne déterminerait que notre corps et la culture notre psychisme. Enfin, nous sommes libres mais la liberté n’est pas une liberté absolu, la liberté est un moyen, un outil qui doit viser le bien, le bon (comme dans les films où l’arme super puissante peut être une merveilleuse chose entre les mains des gentils ou bien destructrices dans les mains des méchant).

Répondre Écrire un commentaire

Nicolas d'

Tu parles de "ma prof" dans ton premier message.
Tu déduis beaucoup de choses de ces échanges, et tu donnes de
mauvaises intentions à nos écrits. Nous t'invitons donc à discuter de vive voix de ce sujet avec l'équipe du Fil santé jeune et des hormones et du déterminisme biologique et social avec tes profs des SVT et/ou de sociologie.
Et si tu veux aider ta camarade, parle-lui de la ligne Azur qu'elle peut appeler pour discuter et obtenir de l'aide 7 j/7 de 8 h à 23 h au 0 810 20 30 40 ;)

Écrire un commentaire

17/03/2021 16:23

Lili

Merci de m’avoir fait remarqué quelques points de mon deuxième message qu’il faut que je précise. Veuillez me pardonner c’est mon manque de rigueur que mon prof de maths me fait souvent remarquer.

Il est évident que certaines choses sont déterminées par la culture en particulier notre manière de s’habiller, il n’y a qu’à regarder d’autres pays. En français, on a lu un texte qui disait que la culture « c’est ce qui fonde une société, c’est le liant entre les individus qui permet de dépasser les individualités ». Mais donc pourquoi devrions nous considérer la culture comme oppressante ? En quoi est-ce mal d’avoir des codes qui structurent la société et qui permettent à chaque individu d’avoir des repères ?

Cependant je trouve ça bizarre de considérer que tous nos comportements, caractères et attitudes, comme prendre soin des autres, soient dues à notre environnement comme vous le dites dans votre article. En effet, je reviens alors à mon interrogation de mon précédent message que vous avez malencontreusement oublié : en SVT, on a parlé des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?
Et pourquoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Par exemple, les mâles lions n’ont pas un côté très maternel, vous pensez qu’il faut les dresser pour changer cela ?

Donc pour revenir sur votre question concernant mon camarade, c’est évident que s’il arrive en classe avec une robe, c’est vrai que ça serait bizarre, du fait de la culture. Et donc vous pensez qu’il devrait se faire appeler fille et changer de sexe pour mieux se faire accepter ? Vous pensez que c’est mieux qu’il se dise fille, change de sexe et qu’il vienne ensuite avec une robe plutôt qu’il assume de porter une robe en affirmant être un garçon ?
Et donc vous pensez que pour ne pas exclure des gens il faudrait mettre dans le dictionnaire : « femme : individu qui porte une robe et qui se maquille », c’est cela ? puisque pour vous il est mieux de changer de sexe quand on veut porter des robes …
Mais là aussi j’ai un peu de mal à saisir, mon prof d’histoire nous a dit qu’il y a toujours eu des hommes efféminés comme sous Louis XIV (je ne rappelle plus du nom) mais ils se disaient hommes et non femmes…

Et ensuite je ne pige pas et je reviens alors à une autre question de mon deuxième message que vous avez oublié. Vous dites qu’il ne faut pas tomber dans les stéréotypes, que les « personnes ayant un pénis » ( donc pour moi un homme) peuvent porter des robes. Pourtant vous voudriez qu’il change de sexe pour se dire fille et porter des robes. Pouvez vous m’expliquez, j’ai du mal à comprendre ? si les gens changent de sexe, ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ?

Enfin dans votre dernier paragraphe, vous me répondez que les enfants qui souffrent sont ceux exclus, rejetés, c’est vrai, je ne dis pas le contraire vous avez raison on peut qu’être triste pour eux.
Mais j’ai du mal à comprendre, si dans un premier temps les enfants entendent les gens autour d’eux leur dire qu’ils ne sont pas déterminés par leur sexe, et que la biologie c’est de la déco, ensuite ils se mettent donc à se poser de fausses questions auxquelles ils ne trouvent pas de réponses car les adultes qui les entourent n’ont plus le bon sens de revenir à la base, le corps. Alors en manque de repères, ils se sentent mal dans leur peau comme mon camarade, ne savent plus où ils en sont et font parfois des choses irréversibles juste parce qu’on leur a présenté cela comme une solution miracle qui les écarte et les font finalement souffrir.
Et donc, je me demande, qui est à l’origine du problème ceux qui disent qu’il faut anéantir la culture et les repères ou bien justement ceux qui créent des repères, des points d’appuis sur lesquelles un enfant peu se baser en paix ?

Répondre Écrire un commentaire

Nicolas d'

Difficile de te répondre de manière complète et précise ici. Toutefois, voici des éléments de réponse.
"Mais donc pourquoi devrions nous considérer la culture comme oppressante ?
En quoi est-ce mal d’avoir des codes qui structurent la société et qui permettent à chaque individu d’avoir des repères ?"
-> C'est "mal" ou "oppressant" quand ces repères deviennent des stéréotypes, des obligations implicites, et qu'elles font souffrir certaines personnes.

"en SVT, on a parlé des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?"
-> Demande à ta prof des SVT de t'expliquer la différence entre les gènes et leur expression ainsi que l'influence de l'environnement sur le développement des êtres humains ;)

"Et pourquoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Par exemple, les mâles lions n’ont pas un côté très maternel, vous pensez qu’il faut les dresser pour changer cela ?
-> Le lion porte-t-il des vêtements ? A-t-il une culture qui lui donne des repères et des normes ?

"Et donc vous pensez qu’il devrait se faire appeler fille et changer de sexe pour mieux se faire accepter ? Vous pensez que c’est mieux qu’il se dise fille, change de sexe et qu’il vienne ensuite avec une robe plutôt qu’il assume de porter une robe en affirmant être un garçon ?"
-> Il faut qu'elle trouve la solution pour ne plus souffrir. On ne peut pas la trouver à sa place. En revanche, on peut le soutenir, l'aider à se sentir bien, en arrêtant par exemple d'utiliser le mauvais genre pour parler d'elle si nécessaire ;)

"Et donc vous pensez que pour ne pas exclure des gens il faudrait mettre dans le dictionnaire : « femme : individu qui porte une robe et qui se maquille », c’est cela ?"
-> C'est réducteur, non ? C'est quoi une femme ? Vous avez 4h00 :p

"puisque pour vous il est mieux de changer de sexe quand on veut porter des robes …"
"Pourtant vous voudriez qu’il change de sexe pour se dire fille et porter des robes."
-> Où vois-tu cela ?

"Pouvez vous m’expliquez, j’ai du mal à comprendre ? si les gens changent de sexe, ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ?"
-> Ils veulent arrêter de souffrir.

"si dans un premier temps les enfants entendent les gens autour d’eux leur dire qu’ils ne sont pas déterminés par leur sexe, et que la biologie c’est de la déco, ensuite ils se mettent donc à se poser de fausses questions auxquelles ils ne trouvent pas de réponses car les adultes qui les entourent n’ont plus le bon sens de revenir à la base, le corps. Alors en manque de repères, ils se sentent mal dans leur peau comme mon camarade, ne savent plus où ils en sont et font parfois des choses irréversibles juste parce qu’on leur a présenté cela comme une solution miracle qui les écarte et les font finalement souffrir. Et donc, je me demande, qui est à l’origine du problème ceux qui disent qu’il faut anéantir la culture et les repères ou bien justement ceux qui créent des repères, des points d’appuis sur lesquelles un enfant peu se baser en paix ?"
-> Penses-tu que ta camarade est "perdue" ? Il faudrait que tu discutes avec elle pour savoir ce qu'elle endure, si elle souffre, si elle a besoin d'aide.

Si tu veux en discuter, appelle le Fil santé jeunes https://www.filsantejeunes.com/ (gratuit et anonyme).

Écrire un commentaire

16/03/2021 12:04

Lili

Merci de vos réponses. Cependant, il me reste de grosses questions et des choses que je ne comprends pas bien.

Si je relis votre réponse, il veut être fille pour «  être libre de faire des activités habituellement attribuées aux filles » et « exprimer des traits de caractères que l'on attribue habituellement aux filles », et il ne veut pas que «  son sexe détermine tous les aspects de sa vie ».
Oui, on est libre et donc même en se disant garçon il est tout à fait libre de faire des « activités de filles ». Mais mon frère joue au papa et à la maman avec moi, on joue avec des poupées ensemble et ça ne fait pas de lui une fille.
Mais aujourd’hui personne ne pense qu’un garçon ne peut pas faire d’activités dites de filles ou bien avoir un côté plus sensible... (on va juste peu-être trouver que ça change un peu des autres garçons qui ont d’autres activités, c’est tout), et personne « ne les réprime » à part vous peut-être qui voulez transformer un garçon en fille juste à cause de cela. Parce que j’ai vu que des gens changeaient de sexe mais alors dans ce cas ça veut dire qu’ils veulent que leur sexe détermine leur vie ? Et si un genre existe comme vous le dites, c’est pas vous qui confondez genre et sexe ?

Ensuite quand vous répondez « Son genre est "fille", son sexe est "masculin". Il ne souhaite pas être défini comme un garçon », mais je ne comprends pas c’est bien un garçon, dans le dictionnaire il y marqué « garçon : personne du sexe masculin », il nie donc la réalité, il nie son corps alors que pourtant il le voit tous les jours donc il nie une partie de lui même ?

Vous semblez penser que la biologie c’est de la déco et que tout « le reste » (j’ai compris comme nos comportements) ça viens de ce qui nous entoure. Mais en SVT, on a parlé la semaine dernière des hormones , des gènes XX et XY qui sont dans toutes nos cellules, ça impacte juste la musculature ou la poitrine par exemple ? Aucun lien avec nos caractères, nos attitudes… ?
En quoi l’humain serait différent des autres animaux qui ont des comportements innés suivant le sexe ? Faudrait-il dresser les lions pour qu’ils laissent la place aux lionnes ?

Enfin vous parlez de l’importance de l’environnement dans la construction des gens, mais ne pensez vous pas que justement à force d’entendre que notre sexe ne nous détermine pas, des enfants se sentent perdus et ne comprennent rien à rien et commencent à se poser de fausses questions ? On leur retire alors leur simple bon sens et c’est justement ça qui peut « faire souffrir ».

Répondre Écrire un commentaire

Nicolas d'

De rien ;)
Quand tu dis "Oui, on est libre et donc même en se disant garçon il est tout à fait libre de faire des « activités de filles »", même jusqu'à porter des vêtements de filles et se maquiller par exemple ? Tu penses que ce serait accepté par tout le monde aussi facilement si elle venait en classe comme ça ?
Trouves-tu logiques que la majorité des personnes qui ont un pénis ne portent pas de robes ou de jupes ? ne mettent pas de rouge à lèvre par exemple ? Ou inversement que les personnes qui ont un vagin ne puissent pas faire partie des équipes de football que l'on voit à la télé ? Qu'est-ce qui les en empêche ? La biologie ? Les hormones ? A l'évidence, non ;)

Les enfants qui souffrent aujourd'hui, sont surtout ceux qui sont exclus ou rejetés parce que différents des autres, différents de la norme la plus visible dans la cours de récréation ou de la norme cultivée par les adultes, en l'écrivant dans un dictionnaire par exemple ;)

Écrire un commentaire

14/03/2021 18:25

Lili

J’avais une petite question, dans ma classe de 5ème, un garçon se dit être une fille. Mais je ne comprend pas bien, qu’est-ce que ça signifie ? J’ai demandé à ma prof mais elle m’a dit de regarder ce site. S’il se dit fille c’est parce qu’il ne veut pas ressembler à un garçon ? Se sentir fille c’est vouloir ressembler à une fille ? porter des robes et jouer à la poupée ou aux barbies comme moi? Et donc si je comprends bien en fait il y a que notre apparence qui est différent entre une fille et un garçon ? On a le même mode de pensée par exemple ?


Et après avoir lu et essayer de tout comprendre le texte je me demandais : puisque le sexe et le genre sont deux choses séparés, pourquoi le genre devrait être plus important que le sexe ? Pourquoi le garçon de ma classe serait plutôt une fille avec un zizi plutôt qu’un garçon féminin ?

J’aimerai avoir une réponse à toutes ces questions (désolé c’est un peu long).

Répondre Écrire un commentaire

Nicolas d'

Bonjour,
C'est normal de se poser toutes ces questions ;)
Voici quelques éléments de réponse :

- "S'il se dit fille c'est parce qu'il ne veut pas ressembler à un garçon ?" Elle veut être libre de faire des activités habituellement attribuées aux filles ou de s'habiller avec des vêtements habituellement portés par des filles. Elle ne veut pas que son sexe détermine tous les aspects de sa vie.

- "Se sentir fille c'est vouloir ressembler à une fille ? porter des robes et jouer à la poupée ou aux barbies comme moi?" Oui par exemple. C'est aussi exprimer des traits de caractères que l'on attribue habituellement aux filles (douceur, empathie, sensibilité) et que l'on réprime chez les garçons (sans raison valable d'ailleurs).

- "Et donc si je comprends bien en fait il y a que notre apparence qui est différent entre une fille et un garçon ?" Oui, l'apparence et la biologie. Le reste est en grande partie déterminé par la culture, les normes sociales, les habitudes, etc.

- "On a le même mode de pensée par exemple ?" Le mode de pensée diffère d'un individu à l'autre, même s'ils ont le même sexe.

- "Et après avoir lu et essayer de tout comprendre le texte je me demandais : puisque le sexe et le genre sont deux choses séparés, pourquoi le genre devrait être plus important que le sexe ?" Le genre et le sexe sont également importants mais aucun ne doit enfermer une personne dans un rôle qui le fait souffrir ou qui ne lui convient pas.

- "Pourquoi le garçon de ma classe serait plutôt une fille avec un zizi plutôt qu'un garçon féminin ?" Son genre est "fille", son sexe est "masculin". Il ne souhaite pas être défini comme un garçon ;)

Écrire un commentaire

20/01/2021 11:17

Lumos

Faites écrire vos articles par les personnes concernées, ou au moins renseignez-vous, par pitié...
Rien que le titre : "être un homme et se sentir femme" est problématique. Les femmes trans sont des femmes, ce ne sont pas des "hommes qui se sentent femmes" et vice versa.
"identité sexuelle" Non. L'identité sexuelle, c'est l'attirance romantique et/ou sexuelle que ressent une personne envers d'autres individus, ou l'identité d'orientation sexuelle. Rien à voir, donc, avec le sujet que vous traitez ici. Préférez "Identité de genre".
"personnes transexuelles". "transexuel" est un terme pathologisant et médicalisant, il n'est donc plus utilisé et a été remplacé par "transgenre", ce qui est bien plus logique puisqu'il s'agit bien de genre et non pas de sexe ici.
Enfin bon, faites attention, des enseignant·es utilisent votre site pour se renseigner, des élèves aussi, vous ne pouvez pas vous permettre d'écrire sur un sujet qui ne vous concerne pas et/ou que vous ne maîtrisez absolument pas.

Répondre Écrire un commentaire

Nicolas d'

Nous vous remercions d'apporter ces précisions. Nous tiendrons compte de votre commentaire lors de la prochaine mise à jour de cet article.

Écrire un commentaire

04/02/2020 23:09

Un Daron

Quelle tristesse que nos congénères confondent tout...
Il n'est en aucun cas fait état d'une quelconque envie d'annihiler la complémentarité sexuelle ! Il s'agit uniquement d'accepter les alternatives et cesser de limiter les fâmes et les hômes aux stéréotypes... et même de se limiter à ceux deux seuls genres.
OUI, une certaine majorité d'humains correspondent à ce que l'on attend d'eux (intuitivement ou à force d'être abreuver de ces "pleure pas, t'es pas une fillette" et autre "une fille ne fait pas ça !", la question se pose) ce qui n'exclut pas que d'autres ne se retrouvent pas dans cette binarité. Oui, tu peux aller au travail bien maquillée si tu es une fâme, mais le jour ou tu y vas léger sur le rimmel, personne n'a le droit de te dire que tu n'es pas "féminine".
OUI, tu peux être un homme costaud du biceps, hétéro et poilu mais préférer disserter sur les plantes, les licornes et les romans à l'eau de rose, que sur le triptyque viril foot/cul/bagnole.
Nous ne devons pas limiter notre perception à il/elle doit il/elle ne doit pas, mais ouvrir notre champ de possibilités. Encore une fois, il n'est nullement question de détruire le mariage ou autres traditions, mais bien d'envisager qu'une footballeuse n'en n'est pas moins une femme et qu'un père au foyer n'en n'est pas moins un homme.
Enfin, en conclusion, je préfère que mes enfants soient alternatifs qu'intolérants

Répondre Écrire un commentaire