Sur les réseaux sociaux, on a souvent une double vie. Il y a celle qu’on montre dans nos stories publiques, que tout le monde peut voir, où on poste la photo parfaite avec la meilleure lumière et notre plus beau glow… Puis il y a les stories privées, celles que seuls nos amis proches voient et sur lesquelles on s’affiche totalement. Choisir ce que l’on montre et à qui on le montre, c’est ça le jeu sur les réseaux !

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Vivre sa meilleure vie

Quand on navigue sur les réseaux sociaux, on a souvent l’impression que tout le monde a une vie incroyable, un physique parfait, voyage dans les plus beaux endroits, a une vie sociale hyper active…bref, une vie que l’on envie tous.

Mais, quand on poste une photo ou une story, on choisit qui peut la voir et sur quel réseau social on publie. Instagram, pour construire sa légende : les photos les plus avantageuses, les endroits les plus cool où on est passé et ta dernière paire de sneaker. Snapchat, pour partager son vrai mood avec un petit cercle d’amis : les hauts et les bas, les bad hair days et les crises existentielles. Les autres le font aussi !

Influenceurs, célébrités, et même tes potes, ne publient que ce qu’ils veulent bien montrer. Souviens-toi de cette soirée avec tes potes qui paraissait ultra fun en story alors qu’en réalité vous vous êtes ennuyés: c’est parce que les gens choisissent ce qu’ils postent…

En réalité, ça arrive à tout le monde d’avoir des journées où ça ne va pas, des samedis soirs passés à jouer en pyjama avec sa petite sœur ou encore des vacances d’été chez papy et mamy. La vie n’est pas un feed Instagram et c’est ok !

 

Une mise en scène des corps…

Pour le corps, c’est la même chose : on se met en scène sur les réseaux. Combien de selfies tu fais avant de choisir le selfie parfait à poster ? Ben pour les autres, c’est pareil. Une photo postée sur les réseaux a été sélectionnée parmi une série de 20 photos, ou plus, utilisant des techniques pour mettre la personne en valeur : la bonne pose pour donner l’illusion d’un ventre plat aux muscles parfaits, une bonne lumière pour lisser sa peau, le bon maquillage pour cacher les imperfections. Sans oublier les retouches, les filtres ou même parfois la chirurgie.

Le résultat, c’est qu’on est en permanence confrontés à des photos de mannequins, influenceurs, influenceuses aux corps sculptés et sans défaut. Et ces images de la beauté, ces images travaillées voire trafiquées, s’impriment dans notre esprit comme les exemples, les standards de la beauté naturelle.

Sauf que personne n’est comme ça naturellement. C’est inatteignable. Alors la prochaine fois que tu voies une photo d’influenceur, d’influenceuse en maillot sur la plage ou le mirror selfie de Kylie Jenner, demande-toi combien ils étaient, de l’autre côté de l’appareil photo, à préparer le shooting (styliste, maquilleuse, coiffeuse, photographe, assistant photographe et autres) !

… qui a des conséquences sur soi

Avec toutes ces images, la comparaison est facile, mais aussi normale. Se comparer, c’est se situer par rapport aux autres : trouver des choses qui nous ressemblent et nous différencient. Ça permet aussi de découvrir des styles nouveaux, des choses qu’on ne voit pas forcément autour de soi. Et d’ailleurs, pour cela, pas besoin que les photos soient parfaites ou retouchées, la comparaison est souvent difficile à éviter. On peut avoir envie de les essayer, de ressembler à telle personnalité ou image qu’on a vue.

Mais vouloir ressembler à tous prix à d’autres, ça peut poser des problèmes. D’abord parce que ces images sont souvent les mêmes. Il n’y a la place que pour un type de corps : musclé, sans imperfection ; grand pour les hommes, pas trop grand pour les filles. Et bien sûr, pas de bourrelets, de vergetures , ou de boutons!

Ensuite, parce qu’on est qui on est : on a telle couleur de peau, telle taille, tel tour de poitrine, etc. Et on ne peut pas changer ça. Enfin, parce que pendant la puberté , ton corps peut t’échapper un peu. Les changements apparaissent sans prévenir et se font malgré toi. Pendant cette période, se comparer à des personnes qui ont fini leur croissance, sont sorties de la phase boutonneuse, c’est souvent dévalorisant.

Alors parfois, la différence entre ce qu’on est et ce qu’on aimerait être est douloureuse. On se juge sévèrement : « pourquoi j’arrive pas à faire cette coiffure ? », « pourquoi j’arrive pas à avoir un ventre aussi plat ? ». On veut se corriger, modifier son apparence. A force, on développe des complexes et on devient encore plus mal à l’aise avec son corps. On ne va pas te le cacher, la solution pour être bien avec soi, c’est de s’accepter tel qu’on est. Ce n’est pas forcément le plus simple dans ce monde d’images mais, de toute façon, les autres sont déjà pris !

Et si tu te concentrais sur ce que tu aimes chez toi ? Cherches au moins trois choses que tu apprécies à propos de ton corps. Les cheveux, la couleur des yeux, ou son petit orteil gauche, on a tous quelque chose d’unique qu’on a pas envie de changer et qui nous plaît ;)

 

Article mis à jour le : 03/2021

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