Il est important qu’aujourd’hui tout le monde se sente libre d’aimer qui il ou elle souhaite, sans craindre d’être agressé, humilié ou moqué. A tous les niveaux, il est possible d’agir : sur la façon dont on se comporte, en soutenant les personnes victimes de discrimination et en montrant son désaccord face aux actes ou propos homophobes.

Face à l’intolérance, à nous de faire la différence.

Se corriger soi même

Pour faire reculer les discriminations, la première étape est de s’assurer de ne pas reproduire soi-même des situations d’homophobie . Pour ça :

1)      On supprime les insultes homophobes de son vocabulaire : si tu utilises beaucoup les insultes homophobes comme « enculé », « tapette » ou  « pédé  », essaie de remplacer ces mots. Demande toi pourquoi tu les utilises, et ce qu’ils veulent dire pour toi quand tu les utilises.

2)      On ne dévoile pas l’orientation sexuelle de quelqu’un : si un ami ou une amie t’a confié son homosexualité ou sa bisexualité , c’est qu’il ou elle t’a fait confiance. C’est à cette personne de décider à qui elle en parle et quand. Même si tu as très envie de le partager avec quelqu’un, ce n’est pas à toi de le faire.

3)      On n’agit pas différemment avec une personne homosexuelle et une personne hétérosexuelle. Ce n’est pas parce qu’une personne est homosexuelle ou bisexuelle qu’elle va forcément se comporter de telle ou telle façon, ou changer du jour au lendemain. Et si tu connais deux personnes homosexuelles, elles ne vont pas forcement se mettre en couple ni devenir amies. Tu n’essaies pas de faire se rencontrer tous tes amis hétérosexuels ? Alors ce n’est pas la peine de le faire avec tes amis homosexuels.

4)      On n’agit pas comme si tout le monde était hétérosexuel : quand on parle des relations amoureuses, on parle souvent comme si tout le monde était hétérosexuel. Ça crée un climat où les personnes homosexuelles peuvent avoir l’impression qu’elles n’ont pas le droit d’aimer qui elles veulent, et qu’elles doivent cacher leur préférence. Donc quand on discute de la vie amoureuse des autres, on laisse la porte ouverte.

Soutenir les personnes victimes d’homophobie

Montrer son soutien à quelqu’un qui est victime d’homophobie, c’est déjà agir. Ce soutien peut se faire en privé : en la rassurant, en étant là pour elle, en l’aidant à en parler à des personnes de confiance et à rechercher de l’aide.

Mais il peut aussi se faire en public, en disant que l’on soutient la personne et que l’on est contre les comportements homophobes qui ont eu lieu. Attention : rien ne sert de se mettre dans une situation qui peut être dangereuse pour toi comme pour la victime !

En parler avec ses proches

Bien sûr, ça ne sert à rien d’agir de manière violente, cela risque même d’avoir l’effet inverse et de braquer la personne en face. C’est en expliquant à la personne en quoi ce comportement heurte et qu’il s’agit de discrimination que l’on peut faire bouger les choses.

Souvent les discours homophobe sont cachés sous le ton de l’humour, et les personnes précisent que bien sûr, « elles n’ont rien contre les personnes homosexuelles ». Mais faire des blagues homophobes, c’est participer à la discrimination. C’est rendre acceptables d’autres propos, plus intolérants.

Que ce soit avec des adultes ou des amis de ton âge, ne pas valider ces propos, c’est déjà un premier pas : ne pas rire à une blague homophobe, ne pas se défendre si quelqu’un sous-entend que tu es toi-même homosexuel comme si c’était un défaut… si la personne homophobe n’a pas de public, elle va se lasser et changer de discours.

Si tu te sens un peu plus sûr de toi, tu peux dire que tu n’es pas à l’aise avec ce qui est dit. Tu peux le dire en face de tout le monde, ou bien seulement à la personne concernée. Pour que la discussion se passe bien, mieux vaut s’adresser calmement et respectueusement à la personne en face de toi. Tu peux expliquer que ce qui a été dit était violent à l’encontre des personnes gays, et que même si ça semble juste une blague, ça n’en est pas une pour les personnes concernées, qu’il s’agit d’homophobie. Aimer quelqu’un ne doit pas être source de moquerie, de critique ni d’exclusion, et ça ne justifie pas de violence verbale ou physique.

C’est en en parlant avec sa famille et ses amis, en évitant de laisser passer ce type de comportement et de propos, qu’on agit contre l’homophobie.

S’engager

Il est aussi possible de s’engager, dans des associations, dans son lycée ou dans son collège. 

Il existe aussi un numéro dédié si est témoin de harcèlement à l’école : N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020

 

Article mis à jour le : 05/2021

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